École du vivant 2017 - S'enraciner dans un terroir

Intervenants

 

Margaret Bridier

 

Jeudi : 1er ATELIER
« Les éléments : 1er enracinement »


Notre corps est constitué des 4 éléments

Ballade chamanique avec Dame Nature, dans sa générosité et sa nourriture.
Nous sommes partie intégrante de la Nature.

 

Contact avec les éléments. Berceaux de notre être et de notre âme, les éléments font partie de notre
quotidien en interactions avec nos corps physique, psychique, émotionnel et spirituel.
Lorsque notre conscience s'ouvre tout simplement à percevoir les éléments de la Nature, alors
(curieusement pour notre mental) nous nous sentons vivants. La vie s'illumine dans l'ouverture du
cœur, tout naturellement.
La synergie des éléments dans notre corps, à tous les niveaux, anime la vie en liens avec la Nature :
. Le vent est notre respiration...
. La terre est notre corps matière qui nous tient debout et le met en mouvements...
. L'eau est l'océan de notre corps...
. Le feu maintient un niveau thermique juste et suffisant...
Pour se faire, il est bon de distinguer la conscience, du mental et de ce que nous savons. La conscience est un état de présence à soi-même et au monde. La conscience est partout sans
espace limité, liée à l'Amour : origine du vivant.
Le vivant est conscience : les minéraux, les végétaux, les animaux, les humains, les éléments, etc.

 

L'enracinement


Les éléments constituent notre premier enracinement dans l'incarnation de notre corps matière.
L'enracinement, du point du vue chamanique, est la relation avec « Terre-Mère », notre terre
nourricière et bienveillante.
Avant notre incarnation dans la matière terrestre, nous étions les enfants de la Vie. Nous étions
l'enfant du féminin de Terre-Mère et du masculin de Père-Ciel. Puis nous nous sommes enracinés
dans la matière, et nous avons pris forme grâce à la rencontre du féminin de la femme et du
masculin de l'homme déjà incarnés. Nos parents géniteurs sont donc une seconde empreinte, et nous
permettent de trouver notre place sur Terre.
Là où nous sommes nés, nous y sommes attachés, parce que enracinés dans un lieu qui nous a
accueilli et constitué. Nous portons plus ou moins en conscience l'histoire de ce lieu, sa culture, ses
valeurs, ses croyances, etc. tout ce qui nous attache et qui construit notre identité sur terre.
Et voilà, cela nous permet de dire qui nous sommes lorsque nous nous présentons.
Nous avons oublié nos liens avec le monde « invisible », toutes les interactions d'amour cosmiques
et spirituelles qui nous ont constitués comme « enfant de la Vie ».
C'est probablement pour cette raison de l'oubli que nous cherchons inlassablement autre chose, qui
nous dépasse, qui nous attire sans pouvoir le nommer vraiment. C'est l'appel de la conscience à
retrouver nos racines, nos liens avec le « vivant » qui n'est pas assujetti aux frontières de la matière.
Dans cette ouverture de conscience, tout simplement, nous pouvons aller à la rencontre du vivant,
au-delà de notre personne. Nous apprenons à percevoir la présence de la vie auprès d'un arbre, d'une
fleur, d'un animal, et de tout ce que Dame Nature nous offre si généreusement. Nous pouvons aussi
laisser parler l'histoire du lieu, en nous laissant percevoir sa présence et ce qui lui convient de nous
transmettre. Vient alors à nous l'apprentissage de l'humilité, de la gratitude dans l'amour de la Vie.

 
 
 

 

Nicolas Supiot

 

 

Lætitia Supiot

 

Marie Christine

 

Brigitte Le Duc

Pour trouver son juste positionnement : penser le territoire et ses acteurs comme une grande famille.


 

Le cas des néo-ruraux est un exemple type : comment trouver "sa place", dans un métier auquel on s'engage par choix, dans un milieu professionnel et géographique dont on n'est pas natif ?

Il faut dépasser les difficultés relationnelles et administratives, notamment autour de la transmission du foncier et faire ses preuves pour gagner sa légitimité. Mais accueillir des idées neuves suppose que tous les acteurs concernés se détachent d'une vision conflictuelle des enjeux ! De fait, des liens peuvent être tissés entre toutes ces questions d'engagement , d'enracinement et le fonctionnement d'une "grande famille" dont nous serions tous les membres liés à notre TERRE-MERE.


 

Brigitte LE DUC certifiée de l'Ecole BERT HELLINGER formée par Bert et Sophie HELLINGER . Intervenante au centre de formation INTEGRALIS à PARIS

 
 
 

 

James Restoux

 

 

Véronique Chable

Des racines de plantes cultivée.

Un regard sur les racines généalogiques, les racines biologiques, les racines culturelles, ancrées dans les terroirs, et un regard sur les pratiques pour comprendre l’appel des pionniers du siècle dernier à concevoir des agricultures biologiques et paysannes reliant tous les êtres vivants. Des exemples illustreront les différents angles d’approche pour redécouvrir ensemble l’évolution de plantes cultivées à partir des plantes dites sauvages, l’évolution des pratiques qui ont contrarié le lien des plantes au sol et comment le monde de la science analytique appréhende aujourd’hui les liens multiples de tous les êtres vivants à partir des racines.

 

 

Marie-Laure Drouet

Vendredi:


Atelier causerie 1 h 30 (ou plus au choix?)
"S'enraciner" installer/évaluer un projet : s'inspirer du vivant pour trouver des réponses
(écomimétisme et biomimétisme).
En comprenant la logique de différentes formes du vivant et d'écosystèmes par exemple la ruche,
l'arbre, les fleurs, leur système racinaire, on peut s'inspirer de leur "efficacité écologique", résultat
de 3.8 milliards d'années d'évolution adaptée à la biosphère, pour trouver des idées durables ou
analyser/adapter nos activités de manière créative.
- tour de champ/table : présentation des participants, pourquoi ils sont là, que cherchent-ils ?
- différentes formes du vivant sont proposées (racines, fleur, ruche, arbre) pour ouvrir la pensée
selon de nouvelles bases : modèles inspirants et applications possibles. Relation avec le modèle
classique cartésien : une pensée organique face à un mental anthropocentré.
- expérimenter cette observation sur les cas particuliers individuellement par petits groupes
- partager les réflexions/sensations/ressentis à l'usage de cette pratique (limites et potentiels).

 

Jeudi après-midi & Samedi matin :


Atelier Land Art 1 h 30 puis par temps libre maximum 12 participants
Poètes en herbe et branches...Qui n'a pas une fois dans sa vie ressenti quelque chose
d'impossible à dire face à un paysage ?
Le Land Art dépasse la parole, il révèle l'Invisible.
Trouver sa place dans un lieu, c'est comme s'il s'enracinait en nous pour s'y exprimer d'une
manière créative et respectueuse, nous en devenons le médium.
Cela rappelle que nous sommes responsables de la nature qui nous entoure, d'ailleurs elle ne nous
« entoure » plus, nous y baignons entièrement de manière sensuelle, avec et dans tous les sens. A
travers les 5 sens, et leur mise en scène imaginaire on valorise la Nature et les espaces ouverts pour y
laisser une trace, une petite racine personnelle à laisser voir aux autres, qui s'effacera ou perdurera selon
le bon désir des éléments.
Le Land Art dépasse la parole, il révèle l'Invisible. Il nous met en contact réel avec la matière brute
du monde et nous rappelle son importance vitale. C'est une façon de s'approprier le monde, une sorte
de rituel ancestral. Notre relation à ce qui nous entoure n'est plus banale, nos sens sont à l'affût.
Laissons le paysage nous surprendre, notre regard se modifier pour y voir un ordre, un désordre, une
sensation. L'endroit rentre en relation avec nous sur un mode éphémère : poétique, polémique,
comique...qui nous éveille. Le « décor » devient un livre ouvert à feuilleter.. d'ailleurs il n'est plus un
décor, mais un espace commun à mettre en lumière. Ouvrons les yeux avec un regard nouveau : celui
du poète ou du clown, du chamane ou du politique, tout est possible.
1- Conseils pratiques et techniques. 2- Aventure à expérimenter en réel dans le lieu : créations
d'oeuvres éphémères en temps guidé puis libre selon l'inspiration des participants 3- présenté
au reste du groupe le dernier jour.


Samedi soir


Conférence : 45 minutes + discussion (projection images)
Mycelium humain...Intelligence collective/ partage d'informations.
Différentes expériences d'organisations en Europe. Des milieux variés, des structurations
particulières : des modèles innovants, résilients, réussis ou ratés, peut-on s'en inspirer ?
Tentative d'analyse et bilan. Y-a-t-il des points communs significatifs (négatifs et positifs) dans
le fonctionnement et l'efficacité qui soient transférables ?

 
 
 
 

 

Lilian Ceballos

Conférence : Les multiples fonctions des racines en écologie végétale

 

 

Les racines sont le fondement physique du végétal : l’enracinement des plantes dans leur terroir leur confère une assise stable et une nutrition minérale. Mais les racines remplissent une multitude de fonctions qui dépassent largement cet aspect : elles communiquent par l’échange de signaux, elles maintiennent activement des associations microbiennes, symbiotiques (Rhizobium, mycorhizes) ou simples biofilms bactériens qui constituent des manchons racinaires, elles contribuent par leur respiration à nourrir toute une faune souterraine, elles sécrètent des protéines qui maintiennent une humidité résiduelle…

 

Nous ferons un panorama de cette multitude de fonctions écologiques qui se traduit dans le langage populaire par l’efflorescence d’images et d’expression qui se réfèrent au racines

 

 

Claude L'hyver

 poursuite du programme de l'an passé.

A l'aide de techniques ancestrales, de terre, de bois, de pierre et de feu, il a été fabriqué, tiré de la terre, un bloc d'acier brut.

Nous tâcherons de pétrir cette masse grossière et hétérogène pour la façonner en une barre d'acier utilisable.

En fonction du déroulement des opérations de forge et d'affinage, un outil pourra éventuellement en être tiré.

 

Ecosite les jardins de siloé - 02 90 89 49 87 - ecositelesjardinsdesiloe@gmail.com