L’École du Vivant

Un groupe de recherche interdisciplinaire pour l’agriculture naturelle et la régénération du Vivant s’est réuni annuellement depuis 10 ans de façon informelle. Il rassemble des chercheurs, scientifiques, agriculteurs éleveurs, thérapeutes… afin de développer une connaissance systémique et transversale des facteurs naturels de santé et de fertilité au sein du Vivant.

Depuis l’accès à la ferme de Brambéac en juin 2012, les rencontres annuelles ont eu lieu sur le site et se sont ouvertes à un public plus large sous l’appellation “École du Vivant”.

Une des particularités de ce groupe de recherche-formation est de faire se rencontrer des personnes ayant développé des champs de connaissances différents, tant sensibles que pratiques et théoriques.

Conscients qu’aucun champ de connaissance ne peut témoigner d’une vérité absolue, nous souhaitons faire se rencontrer les différentes approches en acceptant les possibles remises en question que cela implique. Le Vivant étant par nature systémique, aucun champ de connaissance spécifique ne peut prétendre détenir de vérité absolue.

Cette approche est évidemment “iconoclaste”, tant par rapport à la recherche scientifique académique, trop souvent réductionniste et ultra spécialisée ; que de la pédagogie et les pratiques agricoles classiques, fussent-elle en agriculture biologique.

 

Connaitre le monde du vivant

Si l’importance de monde du vivant est aujourd’hui indéniablement reconnue, sa connaissance et sa compréhension restent encore souvent parcellaires et analytiques, et l’enseignement est souvent séparé des êtres-vivants et des écosystèmes vivants eux-mêmes.

L’École du Vivant propose de relier les connaissances scientifiques dans les domaines diversifiés du monde vivant (science des sols, du végétal, de l’eau, des animaux, des populations), les savoirs traditionnels etl’expérience et le vécu des praticiens (agriculteurs, éleveurs, boulangers, consommateurs).

Il s’agit ainsi d’une démarche transversale et dynamique tant pour les règnes et domaines concernés (roche, sol, plantes, animaux, etc) que pour les approches utilisées (du microscopique, au macroscopique), que pour les méthodes envisagées (de l’analyse bactériologie à l’observation phénoménologique).

Des premières rencontres se sont déroulées en mai 2012 et mai 2013 dans le site des Jardins de Siloé à Brambéac. Agronomes, botanistes, agriculteurs, pédologues, microbiologistes, boulangers, hydrologues, pédagogues, éleveurs, vétérinaires, et citoyens concernés par une autre approche du monde vivant, ont échangé autour des plantes, de l’eau du sol, des animaux et des interrelations entre ces mondes du vivant.

Une école « grandeur nature »

Parce que la connaissance du vivant passe par l’expérience et le vécu en son sein, l’Ecole du Vivant s’implante dans un domaine agricole et en activité : L’écosite « Les Jardins de Siloé ».

Domaine d’activités agricoles, lieu de recherche appliquée, de transmission et d’accueil collectif, les Jardins de Siloé sont un pont entre producteurs-artisans et « consommateurs », partenaires unis vers un même objectif : la santé de la Terre et des Hommes.

L’écosite « Les Jardins de Siloé » est un domaine de 37 ha situé à Brambéac (Ille et Vilaine) aux portes de la forêt de Brocéliande. Une partie du domaine est constitué de zones humides qui ne sont, à ce jour, pas mises en valeur. Ces zones ont une importance écologique majeure en termes de qualité de l’eau et de diversité floristique et animale. Un troupeau de vaches de race pie noire de Bretagne, âne et cheval vivent, à ce jour, sur le domaine, ainsi que quelques ruches. Les prairies naturelles et cultivées se partagent l’espace avec des cultures de variétés anciennes de blé (Blés de Redon) et de sarrasin, particulièrement recherché par les abeilles, les boulangers et appréciés des consommateurs.

Un état des lieux

Un état des lieux du domaine, de son organisation et de son fonctionnement écosystémique actuels est en cours :

  • Inventaire de la structure et de la vie des sols (dont analyses microbactériologiques),

  • Étude géologique et paysagère en lien avec l’histoire locale,

  • Étude de l’eau dans ses formes, disponibilités, qualities, compositions,

  • Inventaire de la flore sauvage et cultivée,

  • Inventaire de la faune sauvage : des micro-organismes aux vertébrés en passant par les insectes.

  • Observation éthobiologique des animaux domestiques (vaches de race Bretonne Pie noire, âne et cheval) entre espèces, avec les animaux sauvages et en interrelation avec le milieu de vie.

  • État global de quelques microparcelles du domaine : étude du sol, des plantes, de la faune sauvage, et des interrelations entre les êtres vivants localement.

Cet état des lieux ouvre sur les potentiels de la ferme et la mise en place de cultures, d’élevages, d’observation, d’étude en cohérence avec ces potentiels.

Au vu de cet état des lieux, l’assolement, les rotations et la conduite des cultures, prairies, espaces boisés, l’accueil d’autres animaux et leur mode d’élevage, seront donc choisis.

L’homme dans la ferme : les contributions / interventions humaines

Le domaine de Brambéac est un domaine en activité agricole avec des cultures et de l’élevage conduits en agriculture biologique avec une orientation agroécologique.

L’agroforesterie avec implantation de haies (arbres, arbustes à valeur médicinale, plantes médicinales), mise en place de ruches pour stimuler la pollinisation des cultures et des haies végétales, cultures de céréales anciennes et plantes oléagineuses, pression à froid d’huiles de qualité cosmétique, réalisation de produits cosmétiques et médicinaux, l’élevage d’animaux d’autres espèces et de races rustiques locales (moutons, chèvres, volailles, porcs, etc. ) sont autant de possibles dont la pertinence sera vérifiée à l’issu de l’état des lieux du Domaine de Brambéac et réajusté au fil des saisons .

L’observation et l’analyse, les réponses des êtres vivants, critères d’évaluation et d’évolution

L’ensemble des interventions humaines sera considéré par leurs résultats (analytiques et globaux) ainsi que leur impact sur l’organisation et le fonctionnement de l’écosystème.

Les analyses, reliées aux observations et études de terrain, conduites à intervalles réguliers constituent des indices environnementaux qui permettront d’évaluer l’impact des pratiques mises en œuvre.

Étude, recherche appliquée, transmission

Selon les aptitudes et potentiels du Domaine de Brambéac, des recherches appliquées seront menées autour de thèmes transversaux et globaux (manifestion et appréhension du vivant, approche de la qualité, etc) et dans chaque domaine des écosystèmes vivants.

Ainsi l’eau, le sol, les plantes sauvages et cultivées et le monde végétal dans son ensemble, les animaux et le monde animal, l’apiculture et la vie de l’abeille, animal sentinelle notamment.

Les enseignements de l’École du Vivant seront transmis en immersion dans le monde vivant, aux Jardins de Siloé, lieu d’accueil en devenir.

– Des séminaires-rencontres alliant connaissances théoriques et expériences pratiques seront proposés aux professionnels comme aux amateurs et au grand public avec des thématiques globales transversales et/ou des thématiques par domaine (ex: culture, apiculture, élevage, relation aux animaux).

Dans le cas de séminaires orientés sur un domaine d’activité, le lien à l’ensemble du domaine reste en toile de fond de l’enseignement.

– accueil de personnes en recherche professionnelle, en recherche sociale, ou en recherche et évolution personnelle.

Ecosite les jardins de siloé - 02 90 89 49 87 - ecositelesjardinsdesiloe@gmail.com